Chevrolet Corvette C8-R Racing


La carrosserie « Audi » n’est pas adaptée au châssis 4x4 !

 

Je vais donc installer l’Audi sur le châssis propulsion et la Corvette sur le châssis 4x4.


La carrosserie


Le chassis est arrivée


Caractéristiques

C'est un chassi MA-030 EV02  - AWD (4 roues motices)

C'est le chassis mini Z MR-04 de 3èmè génération RWD (Propulsion)


Améliorations

Elargissement du train avant

Sur les conseils des membres du club, je vais commencer par élargir la voie avant.

 

Je télécharge la notice sur le web pour ce faire.

 

 Le travail est très intéressant, minutieux, je m'en tire très bien.

 

Tout est bien expliqué. Je remplace les pièces repérées "N" (Narrow) par celle repérées "W" (Wide)



Carrossage du train arrière

 

Avec le montage d'origine, quand il y a compression d'une roue arrière, si le châssis reste horizontal, la roue lorsque le ressort de suspension se comprime, reste verticale donc toujours perpendiculaire au châssis.
C'est le cas dans le schéma de droite ci-dessous.

 

 

 

Mais dans les virages, le châssis a tendance à se coucher (Roulis).

Le pneu ne travaille plus dans de bonnes conditions.

On le voit sur le schéma ci-contre.

 

 

Il faut que la roue ne se couche pas vers l'extérieur.

On a alors ce que l'on appel du carrossage négatif. C'est à éviter !

 

Il existe une solution, le kit de suspension Kyosho que je vais installer.
Direction Modélisme 44 pour la commande.
bientôt je vous ferais un topo sur ce nouveau train arrière.



Montage du nouveau train arrière

Ça y est, le train arrière est enfin arrivé au magasin ! Ni une ni deux, je fonce le récupérer et je m’attaque au montage.

 

Première étape : tout déballer… et là, comment dire… surprise totale 😅
Des pièces, encore des pièces, partout ! Il y en a une quantité impressionnante. Petit instant de flottement. Je me dis : bon, on va lire la notice.
Alors oui… la notice n’est pas en français. Elle est en anglais — que je parle très, très difficilement — et en japonais, langue que je ne connais absolument pas. Moment de solitude confirmé.
Mais bon, pas question de reculer. On respire un grand coup, et c’est parti ! D’après la notice, la première chose à faire consiste à séparer le train arrière du châssis et à démonter le différentiel.

 

Pour cette deuxième étape, je récupère le différentiel de mon ancien train arrière afin de le remonter dans les nouveaux carters fournis dans le kit. Jusque-là, tout va bien… et puis arrive le moment du choix.
La notice me propose deux options possibles : une configuration wheelbase ML ou une configuration wheelbase LL. Et là, petit temps d’arrêt. On regarde les pièces, on relit la notice, on compare, on hésite… bref, le doute s’installe.
Après réflexion, je décide finalement d’opter pour la version wheelbase ML. Une décision prise, il ne reste plus qu’à assembler le différentiel dans les nouveaux carters et passer à la suite du montage.

 

Pour cette troisième étape, je passe au montage des bras de suspension. Je commence par mettre en place les bras et les triangles inférieurs, puis les biellettes supérieures de suspension.

Là encore, la notice me laisse le choix entre deux configurations d’inclinaison de roues : 3 degrés ou 4 degrés. Cette inclinaison dépend du bras utilisé : un bras numéroté 3 pour 3 degrés, et un bras 4 pour 4 degrés. Petit temps de réflexion… Après réflexion, je décide d’opter pour le 3 degrés, qui me semble être l’angle le plus adapté pour mes roues et mon utilisation.
Je monte donc les bras de suspension en version 3 degrés, puis je m’attaque aux triangles inférieurs. Ce sont de petites pièces assez délicates à manipuler, avec ces minuscules axes — les fameuses aiguilles — qu’il ne faut surtout pas laisser tomber ni perdre. Autant dire qu’on redouble d’attention à ce moment-là.
Une fois cette étape terminée, je peux installer les bras supérieurs. Ce sont ceux que l’on distingue sur le schéma inférieur, équipés de rotules montées dans des chapes, afin de permettre le débattement nécessaire au bon fonctionnement de la suspension.

 

 

 

 

 

Le montage et la mise en place des amortisseurs ne posent aucun problème particulier. Pour une fois, la notice est parfaitement claire, les étapes sont bien détaillées, et l’assemblage se fait sans difficulté.

Petit souci au moment de présenter le train arrière sur le châssis : ça bloque. Impossible de le mettre en place correctement pour faire coïncider les trous de vis entre le train arrière et le châssis.
En regardant de plus près — et comme indiqué par la flèche sur le châssis — on comprend rapidement le problème : ce sont les supports des bras de suspension supérieurs qui viennent en contact avec le châssis et empêchent l’ensemble d’avancer correctement.
La solution est donc claire : il va falloir réaliser un lamage à l’endroit indiqué par la flèche sur le schéma de droite. Cela permettra aux supports de passer sous la partie haute du châssis, de libérer le mouvement, et ainsi de pouvoir monter le train arrière correctement, sans contrainte.

 

 

Dernière étape : le montage définitif du train arrière sur le châssis, suivi de la mise en place des roues. Cette fois, tout s’assemble parfaitement. Le résultat est là : un beau train arrière, bien en place, avec de belles suspensions qui donnent tout de suite une autre allure à l’ensemble.
Il ne reste plus qu’à observer le comportement, notamment la prise de carrossage lorsque les suspensions entrent en compression, pour voir concrètement ce que cette configuration apporte sur le plan dynamique.

Comparons l'ancienne suspension et la nouvelle

Suspension d'origine

On voit bien qu'avec ce montage d'origine qu'il n'y a pas de prise de carrossage lorsque le roue est en appui dans les virages

Avec le kit de suspension

Avec ce montage triangulé, on observe clairement que la roue, lorsqu’elle est mise en contrainte par la compression des amortisseurs, prend naturellement du carrossage négatif. Ce comportement est particulièrement intéressant, car il permet, lorsque la voiture prend du roulis sous l’effet de la force centrifuge en virage, de maintenir les pneus parfaitement en contact avec la route, optimisant ainsi l’adhérence et la stabilité de l’ensemble.



Etude cinématique du principe de la prise de carrossage automatique






Regardons maintenant le principe de cette prise de carrossage automatique.

Elle repose sur une idée très simple : la différence de longueur entre le triangle inférieur et le bras (ou triangle) supérieur. Dans cette configuration, le triangle inférieur est plus long que le triangle supérieur.

 

Sur le premier schéma, on observe uniquement le bras inférieur. Sa longueur, notée L, est importante. Lorsqu’il pivote autour de son point d’ancrage sur le châssis, la rotule décrit un arc de cercle de grand rayon D.

 

Sur le deuxième schéma, on met en évidence les deux éléments ensemble :

  • en bas, le triangle inférieur (long, en vert),

  • en haut, le bras ou triangle supérieur (plus court, en rouge).

On voit clairement que le bras supérieur a une longueur plus courte (petit L). Sa rotule va donc décrire un arc de cercle plus petit (petit D) autour de son point d’articulation.

 

 

 

C’est là que le principe prend tout son sens. Lorsque l’on ajoute l’axe de roue et son support, reliant les pivots supérieur et inférieur, on comprend ce qui se passe lors de la compression de la suspension. Sous l’effet de la charge, les deux bras pivotent simultanément, mais chacun suit un cercle de rayon différent. Le bras inférieur se déplace sur un arc plus large que celui du bras supérieur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette différence de trajectoire provoque alors une inclinaison naturelle de l’axe de la roue. Sur le dernier schéma, on voit très clairement cette prise d’angle : l’axe de roue s’incline vers l’intérieur, générant automatiquement du carrossage négatif lorsque la suspension est en compression.

 

 

 

 

 

 

 

C’est exactement ce mécanisme qui permet, en virage et sous l’effet du roulis, de maintenir le pneu bien à plat sur la route et d’optimiser l’adhérence.