Comme vous avez pu le voir, mes parents tenaient un garage. Mon père évoluait à l’époque dans le milieu de la course automobile, où il préparait des voitures. Il comptait parmi ses amis des pilotes qui couraient sur Berlinette, comme Jean Vinatier.
Cependant, lorsque j’ai eu l’âge de conduire, mes parents n’ont jamais souhaité que je me lance dans la course ou le rallye automobile. Ils jugeaient sans doute ce milieu trop risqué et m’ont donc orienté vers un autre sport : la voile, que je pratique encore aujourd’hui à haut niveau en compétition.
J’ai ainsi dû attendre l’âge de 45 ans pour me tourner vers la piste. Cette fois, ce fut par le karting. J’ai d’abord récupéré un vieux châssis qui traînait dans le garage, sur lequel j’ai monté des pneus et un moteur. Je me suis ensuite rendu au club du lieu Ripault, près de Tours, pour rouler sur une toute petite piste. Malgré sa taille, le plaisir était déjà bien présent.
Par la suite, l’engouement a grandi : j’ai acheté un karting pour courir en Minarelli et j’ai disputé deux saisons complètes de compétition sur les circuits de l’Ouest et du centre Bretagne. Lors de la deuxième année, mon fils m’a rejoint et nous faisions ensemble les déplacements pour les courses avec nos deux kartings.
Quelques années plus tard, je me suis inscrit au club automobile Martin, avec des Super 7 Martin, répliques de l’extraordinaire Lotus Seven. Le club organisait de nombreuses sorties, ce qui m’a permis de participer à des événements tels que les Classic Days. J’ai eu l’immense chance de pouvoir rouler sur le grand circuit des 24 Heures du Mans, ainsi qu’à Magny Cours. Toutes ces expériences m’ont apporté énormément de satisfaction.
